La Photo de Modèles

Choix de la pellicule

Il existe deux types de supports différents pour la photographie : la diapositive et le négatif avec tirage papier. Dans le premier cas, ce que vous obtenez est l'original, c'est à dire le film qui se trouvait dans votre appareil au moment de la photo. Dans le deuxième cas, le tirage papier aura déjà subi une transformation par rapport à l'original (le négatif) et aura perdu pas mal de ses détails (les tirages papier subissent des corrections de couleur et sont toujours volontairement flous pour masquer certains défauts tels que rayures, taches, etc… sur le film). Enfin il faut savoir que de plus en plus de labos passent par le numérique (pour les corrections) avant d'effectuer le tirage sur papier classique et que cela n'arrange pas toujours les choses. A vous donc de faire votre choix du type de support, en fonction de l'utilisation que vous en aurez, tout en sachant que s'il s'agit de faire publier vos photos, les éditeurs préfèrent toujours les diapos qui sont de bien meilleure qualité.

Mais, diapo ou négatif avec tirage papier, ce n'est pas tout à fait la même chose et les caractéristiques de ces deux supports sont assez différents. De quoi s'agit-il ?

D'une manière générale, toute pellicule est définie par sa sensibilité (en ISO, ou ASA). La règle générale est que plus la sensibilité de la pellicule est élevée, plus le grain de la pellicule est gros et moins il rendra les détails. Ce phénomène est particulièrement sensible en ce qui concerne les diapos et beaucoup moins en ce qui concerne les négatifs couleurs. Si bien qu'en diapo, il est impératif d'utiliser les émulsions les moins sensibles (100 ISO, voire même 64 ISO, ou moins), ce qui n'arrange pas nos affaires, alors qu'en négatif et tirage papier, des sensibilités de 400 ISO ne feront que très peu de différence.

Viennent ensuite les problèmes d'éclairage, puisque l'on va éclairer nos scènes de modélisme avec de la lumière artificielle qui ne plait pas beaucoup aux films (une histoire de température de couleur). Ici, encore la diapo supporte assez mal le traitement et va vous rendre des scènes virant vers le jaune/rouge, à moins que choisissiez une pellicule spécialement conçue pour la lumière artificielle qui rendra parfaitement les couleurs. Les négatifs subissent un peu le même phénomène mais il reste généralement invisible car les couleurs sont corrigées au moment du tirage et paraissent naturelles sur les tirages (mais pas sur le film !). Dans ce domaine, par contre, il n'existe pas de film spécialement étudié pour la lumière artificielle (on en parle…).

Enfin, et pour couronner le tout, les diapos supportent très mal les erreurs d'exposition, alors que les négatifs/tirages papiers les supportent beaucoup mieux. Mais il y a encore une différence : les diapos vont supporter beaucoup mieux les sous-expositions (pas trop importantes) que les surexpositions, alors que c'est exactement l'inverse pour les négatifs.

Alors, pourquoi vouloir utiliser des diapos ? Dans tous les cas, et à condition de choisir le bon film, les diapos offrent une qualité finale très supérieure à celle des tirages papier d'après négatif. Mais elles ne sont utilisables que pour de la publication ou bien si vous avez un moyen de traiter directement ce genre de support. Les tirages papier seront toujours d'une qualité inférieure mais plus faciles à exploiter. A vous de faire votre choix.

Pour la diapo, et compte tenu des considérations ci-dessus, un seul film est réellement utilisable pour la photo de modèles : l'Ektachrome 64 T (lumière artificielle). Il est difficile à trouver car peu demandé, donc peu stocké et il vous faudra probablement le commander. Pour les tirages papier, n'importe quel film jusqu'à 400 ISO fera l'affaire.

Tout ou presque ayant été dit, il ne reste plus maintenant qu'à mettre le matériel en place et prendre les photos…

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L'éclairage La prise de vues

Page réalisée par Jean-Louis Simonet
Dernière mise à jour : 07/03/2000
© 2000, Jean-Louis Simonet